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Pour un chocolat Equitable !
Trop souvent, le chocolat que l’on nous propose a un goût amer :
⊗ 1,5 million d’enfants exploité·es en Côte d’Ivoire et au Ghana
⊗ 1,2 dollars par jour pour les producteur·rices de cacao
⊗ 7 multinationales produisent 70 % du chocolat industriel dans le monde
⊗ 90% de déforestation en Côte d’Ivoire
⇒ Interpellez votre commune pour un chocolat respectueux des droits humains et de l’environnement dans les cantines !
Amateurs et amatrices de chocolat,
La culture du cacao subit aujourd’hui les conséquences de décennies de modes de production intensifs et de prix bas aux producteur·rices. Les monocultures de cacao à base d’intrants chimiques épuisent les sols et sont fortement impactées par le changement climatique. L’offre diminuant, les prix du cacao n’ont jamais été aussi élevés sur les marchés boursiers.
Questionnez-vous : la production conventionnelle de chocolat n’est pas durable. Sans équité et droits humains, nous risquons d’en manquer à l’avenir.
Savez-vous que beaucoup de producteurs et productrices de cacao n’ont jamais goûté de chocolat, fruit de leur labeur ?
Les pays producteurs, principalement africains, ne touchent que 6 % du chiffre d'affaires généré par l’industrie chocolatière mondiale (estimé à 100 milliards de dollars), dont 2 % reviennent aux cultivateur·rices de la fève. Plus de 90 % des marges sont captées par les deux derniers acteurs de la chaîne : les multinationales européennes et américaines du chocolat et les distributeurs.
Si les géants du chocolat empochent des bénéfices immenses, les pays producteurs de cacao, eux, paient le prix de cette inégalité. Face à la pauvreté extrême des producteur·ices, le travail des enfants est avant tout une stratégie de survie : en Côte d’Ivoire et au Ghana, des enfants sont exploité·es dans les plantations, exposé·es à des intrants chimiques dangereux, compromettant leur santé, leur éducation et leur avenir.
L’exigence d’une production de masse combinée au manque de moyens des producteur·ices favorise les pratiques dévastatrices pour la biodiversité. La Côte d’Ivoire a ainsi perdu la quasi-totalité de ses forêts primaires, la première cause de cette déforestation étant la culture cacaoyère intensive.
Des solutions existent, pour un plaisir au goût de justice
Depuis 50 ans maintenant, nous portons une alternative : celle d’un commerce équitable, où les producteurs et productrices vivent dignement de leur travail et ont les moyens d’investir dans des modes de culture biologiques, agroécologiques et plus résilients face au changement climatique.
Un commerce où un juste prix est offert à celles et ceux qui cultivent le cacao, où les droits humains des familles paysannes sont la priorité : droits des enfants, droits des femmes, droits à un revenu décent, à la santé, à l’éducation, à un environnement sain…
Du chocolat équitable dans nos cantines !
Mais la responsabilité ne peut pas peser uniquement sur le choix éclairé des consommateurs et consommatrices de chocolat. Aujourd’hui, nous en appelons aux collectivités territoriales et au rôle essentiel qu’elles peuvent jouer pour une consommation responsable à plus grande échelle, une alimentation saine accessible à tous et toutes. La restauration collective est un levier majeur pour construire et soutenir des filières durables.
C’est dans nos territoires, à l’échelle collective, que nous avons un réel pouvoir d’action aux effets démultiplicateurs, pour que le chocolat reste un plaisir, au goût de justice et de solidarité.
Alors, la douceur du chocolat, on la partage avec les producteurs et les productrices de cacao ?